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| La Culture Andine |
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Dans les Andes au pied des montagnes parmi les plus hautes du continent,
se trouve le légendaire lac Titicaca. Situé à une altitude de 3 800 m au dessus du
niveau de la mer, sa superficie de 8 000 km2 exerce une grande influence climatique sur
toute la région. |
| Depuis des temps très anciens les peuples indigènes quechuas, aymaras et
ourous habitant cette région ont développé une culture très importante. |
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Tihuanaco est le site arquéologique le plus important de Bolivie. C'est
le berceau de la culture de cette région. La fameuse porte du soleil avec ses motifs
gravés témoigne de la culture pré-incaïque. |
| Sur l'altiplano et dans les vallées avoisinantes les habitants ont su
s'adpter aux conditions de vie de cette région. On y trouve de nombreux animaux tel que
le lama, l'alpaca et la vigogne très bien adaptés au climat étant originaires du pays.
Par contre les animaux importés d'Europe à l'époque de la colonisation, porcs, moutons
etc. ont besoin de soins plus particuliers. |
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Musique et danse |
| En dépit de conditions de vie très rudes dans l'Altiplano, situé entre
3000 et 4000 m d'altitude, les deux tiers de la population bolivienne vivent sur ce haut
plateau et dans les vallées avoisinantes. Les peuples indiens, Quechuas et Aymaras, ont
su s'adapter au climat: à des altitudes dépassant les 4000 m, ils cultivent encore
pommes de terre et céréales. |
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Mais le gel, la grèle, la secheresse ou les inondations sont une menace
constante pour leur cultures. C'est pourquoi les Indios tentent d'apaiser les dieux de la
nature et leur offrent des rituels composés de musique, de danse et de sacrifices. |
| Ils ont conservé leurs croyences traditionnelles malgré la
christianisation et leur fêtes sont basées sur le calendrier agraire. Noël et Pâques ,
les fêtes chrétiennes les plus importantes, n'ont aucune signification pour les Indios.
En revanche ils fêtent le Jour de Santiago (St.Jacques) car ce saint est la
personnification de dieu de la tonnerre (Illapu). Tout aussi importantes sont les fêtes
de la Vierge Marie, puisqu'ils vénèrent en elle leur Pacha Mama (Terre-Mère). A part la
Toussaint (Todos Santos) et le Carnaval, les fêtes marquantes se situent principalement
à l'époque des semailles ainsi qu'avant et après la récolte. |
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| A l'époque préhispanique déjà, on connaissait de nombreuses sortes de
flûtes et de tambours. Des récipients en terre cuite de l'époque Mochica nous montrent
des scènes de musique et de danse où l'on reconnait nettement les flûtes de Pan et les
flûtes de roseaux dans leur forme actuelle. |
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| Les saisons déterminent le genre de flûtes utilisées: pendant la saison
humide, appelée Jallu Pacha, ce sont avant tout les flûtes à bec (ressemblant à nos
flûtes douces), les pinkillos sont liés à la Toussaint, les tarkas - taillées dans du
bois - au Nouvel-An et au Carnaval. La saison sèche, Auti Pacha en langue aymara, voit
apparaître les différentes flûtes de Pan et les quenas. |
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Les instruments à cordes furent introduits à l'époque coloniale. Le
charango, tant apprécié de nos jours, a probablement été crée au 17ème siècle
d'après le modèle de la vihuela espagnole dont l'usage était alors courant. Il est
joué avant tout par les Quechuas, tandis que les Aymaras, fidèles à leurs traditions,
n'utilisent que les flûtes et les tambours. |
| Pour les peuples indiens, la musique et la danse ont gardé jusqu'à nos
jours toute leur signification rituelle. A travers ces cérémonies, ils demandent aux
dieux de la montagne de donner la fertilité à leurs champs. Les danses sont de
véritables pantomimes représentant des scènes de chasse ou des activités de la vie
quotidienne. Certaines danses, tel le chiriwano, illustrent leur esprit combatif. Comme
les grandes festivités rassemblent les populations de plusieurs villages voisins, il est
fréquent que ces danses dégénèrent en de réels combats. Si le sang coule, il est un
sacrifice à la Terre-Mère et doit apporter la fertilité. |
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L'époque coloniale a vu surgir de nouvelles danses, le plus souvent à
caractère satirique. Avec les Auki-Aukis, les Indiens ridiculisent les autorités
espagnoles; les Waka Thokoris, les vaches dansantes, sont une caricature de la corrida
espagnole. |
| Cependant , la danse la plus fameuse est sans doute la Diablada de Oruro,
dédiée au Diable, ou plutôt au dieu des mondes inférieurs (Supay). Ici, les croyances
paîennes et chrétiennes, les cultures indiennes et occidentales sont réunies dans un
spectacle unique. |
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