La Diablada au Carnaval de Genève                 ( Diablos y Thinkus en Ginebra)

Fous et arlequins foulent le pavé (Tribune de Genève, 09/02/2004)

Samedi, la huitième édition du carnaval genevois a été un succès.

RACHAD ARMANIOS

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Photo Magali Girardin

Des arlequins, des chevaliers et une foule de personnages d’un autre temps arrivent en musique
sur la promenade de la Treille. En dessous, les statues des réformateurs accueillent flûtes et
tambours sans broncher. Un carnaval à Genève? s’étonne un passant.

Samedi, vers 15 heures, c’est un cortège bigarré qui s’ébranle de la place Neuve. Pour cette
huitième édition du Carnaval de Genève, le thème choisi est l’époque médiévale. En famille,
costumé ou non, on déambule dans une ambiance bon enfant et pluriculturelle. En fin de
cortège, des diables et des diablesses boliviens dansent la "diablada", selon la tradition
carnavalesque de leur pays. Non loin, des jeunes gens, tout de blanc vêtus, avancent à pas
cadencés. Ils sont Kosovars et affichent fièrement leurs coutumes.

Les premiers rangs du cortège quittent les Rues-Basses et entament la montée vers la
Vieille-Ville. Les curieux suivent la progression du défilé avec attention. C’est qu’il est difficile
de se repérer parmi ce patchwork de masques et de musiques. D’un côté, le rythme réglé des
fifres et tambours. D’un autre, les notes ensoleillées du Carnaval de Rio...

Pas de fièvre brésilienne

Mais Genève ne se laisse pas atteindre par la fièvre brésilienne. "L’ambiance est timide. Rien à
voir avec les carnavals des communes", regrette un homme. Genève serait-elle trop froide pour
faire la fête? Ce n’est pas l’avis de cet Anglais, qui trouve l’atmosphère fort chaleureuse. Le
maire de la ville, Christian Ferrazino, se réjouit que l’on fasse revivre cette tradition, surtout en
cette période hivernale.

On a passé le Bourg-de-Four. Dame Cunégonde, aux côtés d’un aristocrate fortuné, foule déjà
le pavé de la Treille où les festivités continueront jusque tard dans la nuit. Les damoiseaux,
sorcières, dragons ou simples badauds arrivent par grappes. Le maire tient dans sa main la clef
de la cité. Il la remettra dans un geste symbolique aux "fous" de la ville: masqués, ils ont en ce
jour licence de vilipender sans retenue l’autorité.

 

DIABLOS Y THINKUS VUELVEN INFERNAL EL RENACER DEL CARNAVAL DE GINEBRA

Ginebra, 8 feb, Edwin Perez Uberhuaga (ANF).- Los "diablos" y los "thinkus"
de Bolivia le pusieron un tono infernal al conservador carnaval de Ginebra
que, despues de varios siglos de prohibicion por motivos religiosos, volvio
a realizarse el pasado fin de semana por sus principales calles.
Un centenar de residentes bolivianos en Suiza, formaron una de las comparsas
mas aplaudidas, junto con bailes chilenos y brasileños, asi como los de los
nacidos en la suiza-francofona que se habian olvidado del Carnaval porque
su religion oficial, la calvinista-protestante, prohibio esta festividad
hace varios siglos.
Tomas Conde, artesano y artista, que hace 30 años sorprendio a los suizos
con su mascara de "Diablo", acompanando al famoso grupo "Los Jairas", ahora
hizo lo mismo, a traves de un mosaico internacional de bailarines integrado
por el compatriota Raul Villamil, el frances Denis Sapin, la chilena Cecilia
Toledo, la lituana Oksana Riba y el suizo Yanick Douet.
Estos extranjeros, al igual que los suizos seguidores del "gringo bandolero"
Gilbert Favre, que ahora con zampoñas y charangos acompañaron a los ex-miembros
del Grupo "Ruphay", hace tiempo quedaron embrujados por el esplendor del
folklore andino. Su maxima expresion, el Carnaval de Oruro en el altiplano
boliviano, el año 2001 fue declarado por la UNESCO "Patrimonio Oral e Intangible
de la Humanidad". Este mes nuevamente miles de bailarines de todas las nacionalidades,
danzaran en las calles de esa ciudad minera, en honor de la Virgen del Socavon.
En Ginebra, el vigor de la juventud se sintio a traves del grupo de thinkus
"Raices de Bolivia", que estuvo revitalizado por estudiantes de la Fundacion
"Simon I. Patiño" y otros becarios que llegaron desde la Universidad de Lovaina
en Belgica, para bailar "El juramento que hice, Celia..." o "Ay caray, soy
feliz con mi wist'u vida...".
La prensa suiza destaco la presencia latinoamericana dentro del proceso de
interculturalidad que hoy, con mucho esfuerzo, se construye en Europa.

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